mythes et réalités

Beaucoup d’idées reçues circulent sur l’Université en France, comme si celle-ci n’avait pas changé depuis 50 ans. Or, l’Université a subi une mutation considérable dans les 20 dernières années : ouverture forte aux nouvelles technologies et aux nouvelles formes d’enseignements,  travail sur l’accueil et l’encadrement des étudiants, professionnalisation des diplômes, ouverture vers le monde professionnel… Le tableau ci-dessous vous présente les mythes les plus répandus et tente de rétablir la vérité sur l’Université en 2014.

MYTHE

REALITE

A l’Université, l’étudiant n’est pas encadré. Ceci est de plus en plus faux. En 1ère année notamment, de nombreux systèmes sont mis en place pour encadrer les étudiants : semaine d’accueil en début d’année, cours de remédiation pendant le semestre offerts aux étudiants ayant obtenu une note limite au test de niveau de rentrée, puis, à partir du 2ème semestre aux étudiants assidus et intéressés souhaitant mettre toutes les chances de leur côte ; tutorat avec des étudiants de Master pour des révisions en petits groupes ; accompagnement individualisé par des enseignants ; devoirs blancs d’entraînement aux examens de fin de semestre.Toutefois, c’est à l’étudiant que revient le plus souvent le choix de participer ou non à ces activités. Parfois la tentation est grande de ne pas s’y astreindre, et c’est là la grande différence avec le lycée : vous devrez faire des choix par vous-même. L’encadrement est présent sous de multiples formes : à vous d’y participer en fonction de vos besoins et de vos résultats.
A l’Université, il n’y a pas de communication possible avec les enseignants. Une fois de plus, ceci n’est pas vrai dans la majorité des cas. Au département d’anglais, notamment, les enseignants ont souvent des permanences dans la semaine pour recevoir les étudiants, et/ou sont joignables par messagerie électronique si vous souhaitez obtenir une réponse ou un éventuel rendez-vous.
A l’Université, la majorité des cours est en cours magistral. De moins en moins de formations universitaires utilisent massivement le cours magistral, surtout en 1ère année de licence. Pour quelques heures par semaines vous pourrez avoir cours en amphithéâtre, avec un nombre important d’étudiants, mais la majorité des cours, notamment en licence de langues, se fait en TD ou TP, axés sur l’interaction avec l’enseignant.
A l’Université, les TD sont surchargés. Cela peut être vrai de certains cours, notamment en début d’année, mais globalement la majorité des cours de LLCER se fait dans de bonnes conditions. Même dans une licence importante comme l’anglais, les TD sont le plus souvent en dessous de 30 étudiants, une fois les premières semaines passées, en raison des abandons.
A l’Université, le taux de réussite en L1 est faible. Oui, mais il faut savoir analyser ce chiffre. Dans une L1 LLCER anglais, sur environ 250 inscrits, seule une centaine d’étudiants va au final suivre les cours jusqu’au bout de l’année et passer tous les examens, soit environ 40% de la promotion. Parmi les 150 étudiants qui abandonnent au fil de l’année, certains décrochent parce qu’ils n’ont pas le niveau requis, parce que la formation ne leur correspond finalement pas, mais aussi parce que beaucoup d’entre eux se sont inscrits là dans l’attente d’un concours ou simplement pour avoir un statut étudiant.Sur les 250 inscrits, le taux de réussite est de 17% seulement ; mais sur les 100 étudiants passant tous leurs examens, le taux de réussite est proche de 50% en 1ère session d’examens. C’est évidemment ce chiffre qui est le plus significatif si votre projet de faire une licence d’anglais est un projet réfléchi. Mais le premier chiffre est aussi révélateur : beaucoup d’étudiants choisissent par défaut cette licence sans être conscients de ce à quoi elle correspond exactement, et des exigences qu’elle implique.
A l’Université, les étudiants ne se connaissent pas. S’il est effectivement plus difficile de connaître les autres étudiants dans une licence de la taille de la licence d’anglais, les « espaces » de rencontre sont toutefois  bien réels. Contrairement au lycée, vous devrez choisir vous-même vos horaires et ne serez de ce fait pas toujours avec les mêmes étudiants en cours. Mais au fil des semaines, ou du travail en groupe à faire dans certains cours, des liens peuvent malgré tout assez facilement se créer. L’utilisation des réseaux sociaux (nous encourageons chaque année de licence à créer un groupe sur Facebook, par exemple, afin de pouvoir échanger plus facilement) contribue à renforcer ces liens pour ceux qui le souhaitent.
A l’Université, les diplômes ne sont pas professionnalisés Les 20 dernières années ont été caractérisées par une nette professionnalisation des diplômes de l’Université, notamment en Master. Une licence reste toutefois un diplôme généraliste, vous apportant des connaissances et des méthodologies de réflexion transférables par la suite dans tout domaine professionnel. La professionnalisation en licence se fait toutefois sous forme d’options vous familiarisant avec un objectif professionnel précis, même si le but est de ne pas vous enfermer dès le départ dans objectif unique, mais bien de vous permettre, en fin de diplôme, d’avoir plusieurs choix de poursuite d’études. La licence comporte également des enseignements sur votre projet personnel et professionnel (PPP), ainsi qu’un stage court d’observation en 3ème année (une vingtaine d’heures).